• Carte blanche à Yoshi Omori

    Photo © Yoshi Omori

    Sur le terrain, on m’appelait le « noi-chi ». En fait, je suis Japonais et je suis arrivé presque directement de Tokyo au terrain de Stalingrad et au Globo à l’âge de 25 ans. J’avais terminé mes études au Japon et mis de l’argent de côté pour voyager en France. Je suis arrivé en 1985 où j’ai appris le français à la fac à Aix en Provence. Là-bas, je suis un jour entré dans une librairie d’Art et j’ai regardé les bouquins de photos, plus particulièrement Robert Capa. Mon destin était scellé, j’allais devenir photographe et je suis alors monté à Paris. Mon français était rudimentaire et mon ami Marc Boudet, co-auteur du livre Mouvement m’a recueilli chez lui, emmené au terrain et présenté les BBC et plus particulièrement Jay One. J’ai découvert le monde du graff, du hip hop avec le Globo et j’ai adoré faire des photos. Mais à cette époque personne ne voulait publier de photos sur le hip hop et petit à petit j’ai fait d’autres photos, des portraits, des paysages à l’étranger… toute une série de travaux et toutes les photos du terrain et du Globo sont restées bien rangées dans les classeurs pendant 25 ans. C’est un très grand bonheur pour moi de voir que si longtemps après il y a un immense public qui a vécu cette époque et qui enfin aime ces photos… Peace au Mouvement. Yoshi Omori

    Retrouvez le travail du photographe Yoshi Omori sur yoshi-omori.com ainsi que sur sa page facebook et celle de Mouvement

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